Méthode et fiabilité

Amont ne devine rien : il lit les contrats publics déjà attribués et mesure ce qui s’est réellement passé à leur échéance.

1. Les données

Tout acheteur public doit publier les données essentielles de chaque marché d’au moins 40 000 € HT : objet, code CPV, montant, durée, date de notification, titulaire. Nous utilisons la version consolidée publiée chaque jour sur data.gouv.fr (Licence Ouverte 2.0), soit 1 859 540 contrats de 28 946 acheteurs. Dernière donnée intégrée : 28 oct. 2026.

2. Ce que nous retenons

Seuls les besoins récurrents sont prédictibles. Nous écartons les travaux et la maîtrise d’œuvre (CPV 45 et 71), généralement ponctuels, les marchés subséquents d’accords-cadres et les contrats de moins de 6 mois. Nous retenons les contrats d’au moins 40 000 €.

3. L’échéance et la fenêtre de publication

L’échéance est la date de notification plus la durée du contrat, reconductions comprises. Pour chaque secteur, nous mesurons l’écart médian entre l’échéance d’un contrat et l’attribution de son successeur. La notification estimée du prochain contrat s’en déduit. La fenêtre de publication de l’appel d’offres s’étend de 150 à 45 jours avant, ce qui couvre les délais légaux de réponse et d’analyse des offres.

4. La probabilité

Un contrat est considéré comme renouvelé si le même acheteur attribue un nouveau contrat de la même famille CPV (5 premiers chiffres) entre 12 mois avant et 9 mois après l’échéance. Nous avons mesuré ce taux sur 152 874 contrats échus au cours des trois dernières années : 45 % ont été renouvelés de façon observable. La probabilité affichée sur chaque fiche est ce taux, calculé pour son secteur et selon que le contrat est lui-même déjà un renouvellement (un besoin récurrent avéré est bien plus prévisible).

Ces taux sont des minimums : une partie des contrats renouvelés n’apparaît pas dans les données ouvertes (publication incomplète, changement de code CPV, mutualisation via une centrale d’achat). La réalité est donc plus favorable que nos chiffres.

5. Résultats par secteur

  1. SecteurRemis en concurrenceSortant reconduit
  2. Conseil, communication et sécurité
    14 704 contrats testés
    49 %
    40 %
  3. Propreté, déchets et environnement
    12 785 contrats testés
    47 %
    45 %
  4. Maintenance et réparation
    10 226 contrats testés
    41 %
    39 %
  5. Matériaux de construction
    9 459 contrats testés
    44 %
    50 %
  6. Véhicules et transport
    8 939 contrats testés
    42 %
    45 %
  7. Matériel médical et pharmacie
    8 009 contrats testés
    73 %
    42 %
  8. Services informatiques
    7 101 contrats testés
    51 %
    32 %
  9. Mobilier et produits d’entretien
    6 885 contrats testés
    36 %
    54 %
  10. Alimentation et boissons
    6 181 contrats testés
    51 %
    52 %
  11. Transport de personnes et de biens
    5 353 contrats testés
    50 %
    61 %
  12. Énergie et carburants
    5 023 contrats testés
    47 %
    61 %
  13. Espaces verts et agriculture
    4 860 contrats testés
    48 %
    51 %
  14. Matériel de bureau et informatique
    4 358 contrats testés
    30 %
    49 %
  15. Banque et assurance
    4 271 contrats testés
    44 %
    43 %
  16. Culture, sport et loisirs
    3 195 contrats testés
    61 %
    47 %
  17. Formation
    3 053 contrats testés
    51 %
    35 %
  18. Restauration et hôtellerie
    3 027 contrats testés
    43 %
    55 %
  19. Équipements électriques et éclairage
    2 998 contrats testés
    27 %
    52 %
  20. Télécommunications et audiovisuel
    2 592 contrats testés
    32 %
    50 %
  21. Logiciels
    2 344 contrats testés
    36 %
    33 %
  22. Santé et action sociale
    2 295 contrats testés
    53 %
    50 %
  23. Vêtements et équipements
    2 283 contrats testés
    35 %
    50 %
  24. Machines industrielles
    2 143 contrats testés
    26 %
    52 %
  25. Instruments de mesure et laboratoire
    2 134 contrats testés
    45 %
    27 %
  26. Services publics et sociaux
    2 011 contrats testés
    49 %
    38 %
  27. Poste et télécommunications
    1 859 contrats testés
    22 %
    48 %
  28. Imprimés et édition
    1 589 contrats testés
    36 %
    54 %
  29. Agriculture et produits agricoles
    1 389 contrats testés
    35 %
    57 %
  30. Autres services
    1 138 contrats testés
    39 %
    51 %
  31. Sport, loisirs et musique
    1 130 contrats testés
    28 %
    48 %
  32. Sécurité et défense
    1 122 contrats testés
    25 %
    59 %
  33. Produits chimiques
    1 114 contrats testés
    37 %
    55 %
  34. Logistique et voyages
    724 contrats testés
    38 %
    51 %
  35. Engins de chantier
    666 contrats testés
    32 %
    54 %
  36. Distribution d’eau et d’énergie
    662 contrats testés
    34 %
    54 %
  37. Machines agricoles
    629 contrats testés
    24 %
    44 %
  38. 557 contrats testés
    38 %
    66 %
  39. Immobilier
    513 contrats testés
    33 %
    50 %
  40. Produits miniers
    505 contrats testés
    35 %
    68 %
  41. Eau
    460 contrats testés
    62 %
    65 %
  42. Installation d’équipements
    435 contrats testés
    27 %
    53 %
  43. Cuir et textiles
    356 contrats testés
    27 %
    52 %
  44. 329 contrats testés
    7 %
    55 %

6. Avis BOAMP, contacts et signaux

Chaque jour, nous lisons aussi les avis publiés au BOAMP. Un avis est rattaché à un contrat lorsqu’il émane du même acheteur (SIRET, puis SIREN, puis nom), porte sur la même famille CPV et paraît après la notification du contrat en cours. La fiche affiche alors « Appel d’offres publié », avec la date limite et le lien vers le dossier de consultation.

Le contact acheteur (nom, téléphone, e-mail, profil acheteur) provient du dernier avis officiel publié par l’acheteur.

Les signaux d’opportunité sont calculés sur les cinq dernières années de l’acheteur : « Concurrence faible » (2 offres ou moins lors de la dernière consultation), « Acheteur ouvert » (titulaire changé dans au moins 60 % de ses renouvellements, sur au moins 3 observés), « Acheteur fidèle » (titulaire reconduit dans au moins 75 % des cas), « Achète local » (au moins 60 % des marchés attribués à des entreprises à moins de 50 km), « Favorable aux PME » (au moins 65 % des marchés à des PME).

7. Limites

  • Un acheteur peut prolonger un contrat par avenant, internaliser la prestation ou passer par une centrale d’achat (UGAP, RESAH…).
  • Les montants publiés sont parfois des maximums d’accords-cadres, et non des dépenses réelles.
  • Les dates sont des estimations statistiques : une prise de contact précoce avec l’acheteur reste le meilleur moyen de connaître son calendrier.

Base reconstruite le 28 oct. 2026. Le code de consolidation des DECP est publié par son auteur (decp.info).